top of page
Rechercher

2024! Une belle année d'écriture

Retour sur les textes écrits. De la description neutre à la lettre à l'auteur.

Ecrire l'art


Description neutre

Se Torno Pasolini (hommage à Pasolini) de Ernest Pignon Ernest - 2015 Rome -

La rue, qui paraît sale, est couverte de pavés noirs de tailles diverses. Le mur de briquettes plates noircies est recouvert jusqu'à environ deux mètres d'un crépi lisse qui fut blanc, tagué de rouge et noir.

L'encadrement d'une porte apparaît aux trois-quart de sa largeur, également crépi de blanc, sale, noirci par endroits. Une croix blanche en calcaire surmonte la porte , ainsi qu'une phrase en latin gravée sur le linteau. La porte de bois, sale et taguée, est constituée de lattes étroites gris foncé. Une pierre noire marque le seuil. Une faïence blanche indique le numéro quatre, en haut à droite du linteau.

A droite de la porte, sur le crépi, un collage en taille réelle vous interpelle. Tout en nuances de noir, gris et blanc, il représente un homme très brun qui vous regarde droit dans les yeux. Vêtu d'un pantalon, une chemise, un pull et un blouson de cuir noir, il porte dans les bras un homme inanimé en pantalon et débardeur, la tête et le bras gauche ballants. Le visage des deux hommes est semblable, l'un vivant , l'autre mort. Le vivant semble vous prendre à témoin ou vous demander de l'aide, vous questionner peut-être.

Lettre à l'auteur

J'ai toujours aimé m'arrêter admirer l’art urbain : tags, pochoirs, collages, affiches, dessins à la craie sur les trottoirs. ..qui permettent à chacun d'accéder à l'œuvre sans peur et sans préjugés, sans entrer au musée.J'aurais adoré rencontrer un de tes collages, Ernest, au détour d'une rue crasseuse de Naples par exemple. Mais par définition tes œuvres sont usées par le temps, les intempéries, les divers travaux humains qui dégradent les supports que tu as choisis à l'instant T. Ton travail est le fruit d'une si longue réflexion et préparation, que je trouve cela dommage, mais c'est ainsi que tu as choisi de vivre ta vie d'artiste. L'œuvre éphémère est parfois bien plus marquante qu'un tableau qui traverse les siècles. Chez toi, seuls restent les photos de tes œuvres et les croquis et dessins de préparation. Ton trait est si fort et ton humanisme si présent que personne ne peut y rester indifférent. Chacune de tes œuvres est porteuse d'un message, souvent contextualisé , à chacun d'essayer de le décoder et d'y réfléchir. Nadine J.


Description neutre

Cape Cod morning de Edward Hopper

Un bow-window bleu gris,rempli de clarté,avec ses deux grandes fenêtres en vis à vis semble vouloir s'échapper de la maison de bois blanc. Il est ouvert sur la campagne environnante, champs d'herbe sèche bordé d'une forêt de hêtres. Une femme,mince,en robe de couleur saumon, appuyée et penchée sur un bureau regarde au loin. Ses cheveux châtains sont ramassés en un chignon. Elle semble guetter l'arrivée de quelqu'un. Contraste de lumière : l'herbe, le soubassement peint en ocre, les peintures murales intérieures, la lampe et les fenêtres, les vêtements clairs et des éléments plus sombres : les volets noirs et la profondeur vert foncé du bois, le ciel plutôt couvert bien que des filaments blancs s'y étalent aussi.

Lettre à l'auteur

Cher Edouard, tes tableaux représentent des personnages que l'on pourrait cotoyer, souvent aperçus dans leur intimité. Leurs visages, leurs regards, leur attitude permettent de deviner leur état d'esprit car ils pensent être seuls et ne cherchent pas à donner le change. Il ne se passe pas grand chose et c'est pourtant une ouverture étonnante sur leur monde intérieur.

Tous les peintres ne parviennent pas à traduire aussi bien les ressentis de leurs personnages prêts à

nous entraîner dans leur monde et leurs préoccupations du moment. Dominique M.

 

L'atelier critique littéraire


J'ai lu, j'ai aimé

Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka

Elles y croyaient ces japonaises parties en 1915 avec à la main la photo de leur futur époux. Elles y croyaient sur ce bateau qui les emmenait en Amérique.


Nous nous installions à la lisière de leurs villes, quand ils nous laissaient faire. Quand ce n’était pas possible - Prenez garde à bien quitter cet endroit avant le coucher du soleil - disaient parfois leurs écriteaux.

En 1941, elles disent : “Les rumeurs ont commencé à nous parvenir dès le deuxième jour de la guerre”.


Certains d’entre eux laissèrent un nom qu’on cite encore avec éloge. D’autres n’ont laissé aucun souvenir et ont disparu comme s' ils n’avaient pas existé.


Prochain atelier jeudi 11 janvier 2024 autour de Seules les bêtes de Colin Niel

 

Le club photo et l'atelier d'écriture vous proposent


PHOTOS et LECTURES

Un thème, L'EAU


Où ? A la bibliothèque de Planguenoual

Quand ? Jeudi 25 janvier 2024

A 14h30 heures

 

Les rendez-vous de 2024

Jeudi 29 février Ecriture théâtrale avec Gwendoline Destremau

Samedi 27 avril Carnet de balade avec

Marie-Claire Guichebaron

 

A bientôt dans nos ateliers






42 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page